Éléments biographiques

Enfance, formation et début

Sylvain Savard naît de parents québécois. Son père, Sylvio Savard (1905-1967) est fermier et plus tard quand il se marie devient bucheron. Il est né dans le village de Sainte-Anne, qui sera rattaché à la municipalité de Chicoutimi-Nord. Sa mère, Pâquerette Morin, née dans le village de Saint-Fulgence, s’occupe du foyer. Sylvain Savard est le benjamin d’une fratrie de 5 enfants. Il passe son enfance et son adolescence à Chicoutimi-Nord. Son frère Yvan s’adonne à la guitare. Clermont pratique la basse et fait partie d’un groupe, les Soudans. Jean, son frère aîné joue de l’accordéon que lui a transmis son père. Parfois, lors de soirées familiales, lui et sa sa soeur Monique chantent, accompagnés des trois frères, sous la surveillance de leur mère. Il est un lointain petit-cousin de l’écrivain Félix-Antoine Savard1. En 1980, à la fin de ses études en technique de la documentation au Cégep de Jonquière, il remporte le 1er prix au concours littéraire qu’organise chaque année la revue Critères fondée par Jacques Dufresne. Avec les autres gagnants et sous l’égide de l’Office franco-québécois pour la jeunesse, un séjour est organisé en France. Pour la première fois, il s’envole pour l’Europe. Il décide de prolonger son voyage dans un périple en auto-stop qui l’amènera en Espagne, au Maroc, en Italie et en Grèce. Il revient en France pendant un mois pour y vivre l’expérience des vendanges dans la Loire-Atlantique, à Mouzillon. Au bout de cinq mois, de retour à Chicoutimi, il décide de quitter sa région natale, le Saguenay pour emménager dans la métropole canadienne, à Montréal. Attiré dès son jeune âge par le chant et les arts de la scène, il décide à 24 ans de s’initier au jeu théâtral auprès de Otto Heise-Jensen, aux techniques du mime avec Bruce McLelland et Marjolaine Robert, élèves à Paris d’Étienne Decroux et collaborateurs du Théâtre Omnibus, à la danse Contact improvisation avec un des danseurs de La La La Human Steps, Louis Guillemette3 et au chant avec une disciple de Roy Hart, Jennifer Allen. Pendant toute cette période, il travaille comme archiviste dans plusieurs établissements publics et il est très actif au sein de l’Association des archivistes du Québec. Après quatre années passées à Montréal, il s’installe à Paris et s’inscrit aux Ateliers de l’Acteur-Créateur installés dans le 4e arrondissement de Paris dans le quartier des Billettes. En 1986, les cours sont dispensés sous les directions conjointes de Jean-Christophe Barbaud4 , d’André Loncin ainsi que du fondateur des ateliers, Alain Knapp5, qui à cette époque dirige l’École supérieure d’art dramatique de Strasbourg. C’est à la fin de cette première année de cours qu’il monte sur scène pour la première fois à l’Astelle Théâtre6 dans le 19e arrondissement de Paris dans une pièce d’Edward Albee, Zoo Story. Il y incarne le rôle de Jerry aux côtés de William della Rocca7 dans une mise en scène de Laurent Serrano8 et Cendre Chassanne9.

Carrière

Années 1980

De 1989 à 1990, Sylvain Savard travaille avec le Théâtre du Lion, une compagnie installée en Normandie, sous la direction de son professeur et metteur en scène Jean-Christophe Barbaud. Il joue d’abord dans Comme il vous plaira de Shakespeare, traduction originale de Cécile Leterme10, au Théâtre 13 à Paris, puis en tournée en France. Trois rôles lui sont confiés: le Vieux Duc, son frère le duc Frédéric et le serviteur Adam. Un autre metteur en scène et comédien du Théâtre du Lion, Jean-Louis Levasseur le choisit pour le rôle masculin totalement muet dans Le Bel Indifférent de Jean Cocteau, aux côtés de la comédienne Sophie Hartung de la Roer. En 1990, Jean-Christophe Barbaud décide de transformer sa salle de répétition de Vernon, en Normandie, en véritable théâtre. Tout en répétant ce qui deviendra la première production dans ce lieu, Les fausses confidences de Marivaux, les comédiens aménageront eux-mêmes la salle en sciant, collant et clouant les décors jusqu’à la dernière minute, juste avant l’arrivée des premiers spectateurs lors de la première représentation. Les costumes seront créés selon un concept sans couture (collage, déchirures, superpositions…). Pour le comédien débutant, c’est une leçon d’humilité et d’autonomie.

Années 1990

Cette décennie sera celle de la recherche de nouveaux modes d’expression théâtrale. Aux côtés des comédiennes, auteures et écrivaines Cendre Chassanne et Sophie Hartung de la Roer, Sylvain Savard collabore à la création d’un compagnie théâtrale « optant pour un théâtre de recherche, en chantier, procédant par couches successives et où il sera possible d’expérimenter des créations dans des domiciles de particuliers parisiens pour ensuite les proposer à des structures »11. C’est la naissance de BAFDUSKA Théâtre, acronyme signifiant Bien Assis au Fond D’Un Sofa Kesqui Arrive ?12. Pour le lancement de la compagnie, un graphiste a créé un logo en s’inspirant de la signification de l’acronyme de BAFDUSKA. On y voit un petit bonhomme dont la silhouette n’est pas sans rappeler celle du personnage de Charlot. Il est représenté par un trait blanc sur fond noir, de dos, assis, les bras reposant sur les deux arrondies de la lettre « B », elle aussi dessinée en blanc mais d’un trait grossi. La lettre est montrée de façon horizontale, figurant un sofa. Agnès Brabo, fille du peintre Albert Brabo et de la photographe Michèle Brabo sera la présidente de la compagnie pendant plusieurs années. Elle accueillera de nombreuses représentations dans son salon de la rue Saint-Honoré dans le 1er arrondissement de Paris qu’elle baptisera Le P’tit Saint-Hono13

Sur une idée originale proposée par BAFDUSKA Théâtre, le metteur en scène Laurent Serrano fait de nouveau appel à lui en 1990 pour une pièce de Carlo Goldoni, Il Campiello. L’oeuvre est traduite et adaptée pour la première fois en français et sera créée dans le 6e arrondissement de Paris, en extérieur, utilisant comme aire de jeu et comme décor, la cour et les façades d’un immeuble. Le Campiello sera joué jusqu’en 1998 avec de nombreuses distributions, à Paris et en tournée dans toute la France. Pour la dernière année d’exploitation, la construction d’un décor permettant de jouer également le spectacle durant la saison froide dans des théâtres, sera réalisée par Charles Marty, le  scénographe de Stuart Seide

Alternant avec le répertoire du théâtre classique, Sylvain Savard explore un théâtre dit de création avec plusieurs metteurs en scène. En 1992, Sylvain Lhermitte (Compagnie Terre de scène internationale) lui propose un rôle de jeune premier dans une comédie musicale autour du mythe de Mélusine, transposé dans les années 1920 à l’époque du cinéma muet. Mélusine ou la tentation d’aimer est joué en extérieur dans des sites historiques et sillonne les routes de l’ouest de la France. Parallèlement à son travail de comédien au théâtre, Sylvain Savard prête sa voix pour des dramatiques radiophoniques ou des lectures sur France Culture, France Inter et Radio France Internationale. Cendres de cailloux, une oeuvre de Daniel Danis, remporte le Premier prix du Concours international de Manuscrit de Maubeuge en 1992. Deux ans plus tard, la pièce est mise en onde par Frédérique Leroux sur Radio France internationale et Sylvain Savard y interprète Coco. Il collabore à plusieurs reprises à l’émission de Jean Couturier, Clair de nuit, sur France Culture. En 1993, l’auteure, comédienne et metteure en scène Anouch Paré (Compagnie Les Allumettes Associées) lui propose de jouer dans TAPATOUDI, une création autour de la langue française composée d’extraits de textes d’auteurs tels que Eugène Ionesco, Jean Tardieu, Bobby Lapointe ou encore Arthur Rimbaud. Ce spectacle fait une tournée en France en se posant dans le Off du Festival d’Avignon. En 1994, le comédien fait ses premiers pas de danse avec la chorégraphe et danseuse Myriam Herve Gil qui le choisit pour sa création Passons la monnaie, un spectacle inspiré des chansons et des textes de l’époque du bal musette. En 1997, le metteur en scène Dimitri Dubreucq lui confie plusieurs rôles dans un spectacle autour de textes de Georges Courteline intitulé Ze Very Best Of Courteline.

En 1995, Sylvain Savard renoue avec ses racines et utilise l’accent québécois le temps d’un spectacle, pour un duo:  »Tu m’aimes-tu ? Scènes de couples au Québec ». Il y campe le personnage de Jean dans cette création de BAFDUSKA Théâtre construite avec différents textes d’auteurs québécois dont Lorraine Pintal, Jovette Bernier ou encore, Louis Saïa. Le spectacle est un succès critique et public et fait une longue carrière. Le théâtre du Tandem14 de Rouyn-Noranda au Québec invite les acteurs et le metteur en scène  pour un mois en 1998 et le Théâtre du Guichet Montparnasse dans le 14e arrondissement de Paris accueille le spectacle durant deux saisons, en 1996-1997 et 1998-1999. Après son passage dans le Off du Festival d’Avignon en 1998 au Théâtre du Bourg-Neuf, José Artur accueille l’équipe du spectacle à son émission culte Le Pop-Club avant la tournée en France.

En 1999, il participe à l’aventure du dessin animé Hôpital Hilltop réalisé par Pascal Le Nôtre en créant les voix françaises des personnages de Victor l’éléphanteau et de Lucien le Canard.

Années 2000

Au cours des années 2000, Sylvain Savard travaille dans sept productions avec le collectif du Vélo volé dans un véritable esprit de troupe. Cinq spectacles seront présentés dans le Off du Festival d’Avignon: au Théâtre des Lucioles, au Théâtre de l’Oulle et à l’Espace Roseau. Il poursuit aussi son travail sur des créations et des reprises : Peau d’âme de l’auteur et metteur en scène Benoit Gautier, un spectacle seul en scène créé au Théâtre du Guichet Montparnasse en 2000, Caresses de Sergi Belbel, mis en scène par Pascale Daniel-Lacombe (Compagnie Le théâtre du Rivage) en 2002 à Saint-Jean-Pied-de-Port, Ascension et déclin d’une Européenne de l’auteur et metteur en scène Christophe Guichet en 2003 à Bruxelles au Théâtre Varia.

Ses débuts au cinéma se font en 2005 avec Gérard Lanvin dans Les parrains, réalisé par Frédéric Forestier. Il tourne dans près d’une dizaine de longs métrages. En 2004, Marc Hollogne l’invite en compagnie de la comédienne Cécile Leterme pour une participation à son cinéma-théâtre. Cette scène filmée accompagnera son spectacle Chansons croisées. En 2006, il rencontre l’auteur Larry Tremblay qui lui confie son texte Le déclic du destin. Benoît Gautier en propose une mise en scène radicale et Sylvain Savard réalise une véritable performance théâtrale en demeurant debout, sans bouger, pendant plus d’une heure. En novembre 2007, l’auteur propose à la compagnie de créer la suite de son texte intitulé Le problème avec moi à Paris, alors que lui-même en assurera la création à Montréal. La pièce sera donc créée simultanément en France par la compagnie BAFDUSKA Théâtre au Centre culturel canadien précédée d’une reprise du Déclic du destin et au Québec, à Montréal, à l’Espace libre. Le problème avec moi sera publié aux éditions Lansman pour l’occasion. En 2009, il apparaît en invité vedette dans trois épisodes de la série télévisuelle les Webcoloc’s produite par La Compagnie des taxi-brousse et diffusée sur la TV d’Orange.

Années 2010

Sylvain Savard consolide les liens qu’il a créés au cours de sa carrière théâtrale. Il travaille à nouveau avec les metteurs en scène Dimitri Dubreucq15, François Havan16 et Anouch Paré17. Il apparaît aussi dans deux réalisations pour la télévision. En 2012, Fabrice Hourlier réalise pour France 5 une adaptation18  du livre de Lorànt Deutsch, Métronome : l’histoire de France au rythme du métro parisien. Il y interprète les personnages de Héraclius et de Maître Albert. Sarah Heitz de Chabaneix lui confie le rôle principal dans son court métrage Je suis page blanche qu’elle réalise en 2013, couronné par le prix Lignes de court et diffusé régulièrement sur France 3. Il fait aussi une apparition dans Les trompes de ma mère de la même réalisatrice, un court-métrage qui a remporté de nombreux prix dans plusieurs festivals internationaux19. Vers le milieu de cette décennie, Sylvain Savard pratique son art dans de nouvelles formes. En 2014, il participe à un son et lumière à Troyes aux côtés du comédien et metteur en scène Christian Brendel (Compagnie des Trois scènes) qui l’avait dirigé dans Sarah et le cri de la langouste au Théâtre de la Madeleine de Troyes et dans le Off du Festival d’Avignon en 2012, au Théâtre du Balcon. En 2015, avec Myriam Herve Gil, il effectue un travail de recherches en Chine, à Shenzhen, puis à Rethel, en France auprès de l’auteur chinois Yang Qien (Cie FatBird) et de la plasticienne américano-chinoise Maryann O’Donnell. De ces rencontres, naît Conte à rebours, l’histoire entre un professeur français et une policière chinoise à propos des huîtres et du champagne et d’une étrange légende retrouvée à l’époque de la Révolution culturelle. En 2016, Fabrice Maître (Compagnie Accord parfait) lui propose une reprise du rôle du Directeur pour un théâtre musical dans Frou-Frou les Bains. En 2017, il rencontre l’auteur et metteur en scène Vincent Écrepont (Compagnie À vrai dire) qui l’amène à travailler sur un théâtre social dans Être là, « (…) un anti-documentaire, où la réalité recomposée par le théâtre nous touche de plein fouet. »20 La même année, il retrouve l’auteur, comédien et metteur en scène avec qui il avait partagé la scène, Bruno Cadillon, qui lui propose le rôle de Winston Churchill dans sa fresque historique Juin 40.  Fin 2018 et début 2019, il effectue une tournée européenne avec l’American Drama Group en Italie, en Allemagne, en Autriche, en Belgique, aux Pays-Bas, en Espagne et au Portugal  avec M. Ibrahim et les fleurs du Coran, un texte d’Éric-Emmanuel Schmitt adapté en comédie musicale. Trois nouvelles créations l’attendent en 2020 et 2021: Sois un homme, un spectacle écrit et mis en scène par Vincent Écrepont, Keep Cool And Try To Smile As We Go Under un spectacle mis en scène et chorégraphié par Myriam Herve-Gil et Le temps où nous chantions d’après le roman éponyme de Richard Powers, mis en scène par Frédéric Laforgue.

 

Filmographie

Longs métrages

  • 2005 : Les parrains. Réalisé par Frédéric Forestier. Rôle : Un brocanteur
  • 2008 : Mesrine. L’Instinct de mort. Réalisé par Jean-François Richet. Rôle : Le jardinier du milliardaire
  • 2011 : Pourquoi tu pleures ? Réalisé par Katia Lewkowicz. Rôle: Le vieux monsieur
  • 2012 : Après mai. Réalisé par Olivier Assayas. Rôle : Fan de Jean Richard
  • 2012 : La Fleur de l’âge. Réalisé par Nick Quinn. Rôle: Un chercheur
  • 2014 : Fast Life. Réalisé par Thomas Ngijol. Rôle : Le starter
  • 2018 : La Finale. Réalisé par Robin Sykes. Rôle: Ami de Roland
  • 2018 : Comme des roi. Réalisé par Xabi Molia. Rôle : L’homme qui visite
  • 2020 : Aline Dieu : Valérie Lemercier. Rôle: Un technicien son

 Courts métrages

  • 1990 : La vie sur Mars. Réalisé par Renée Blanchar (La Fémis)
  • 2004 : Chansons croisées. Réalisé par Marc Hollogne (Hollo Company)
  • 2007 : Porno chic: règlement intérieur. Réalisé par Mehdi Charef (M comme images)
  • 2007 : La peur Réalisé par Arthur Bacry (Université Paris VIII)
  • 2008 : Puisque tu pars… Réalisé par Julien Hilmoine (Eléna productions) ; Numérik. Réalisé par Arthur Bacry (Université Paris VIII) ; Everybody needs somebody. Réalisé par Christophe Averlan (M comme images)
  • 2010 : Different by Pentax (film publicitaire). Réalisé par Pierre-Maxime Mory & Romain Quirot (Sleepless productions)
  • 2011 : Le musée de l’escargot (film publicitaire). Réalisé par Frédéric Petit (Rita productions et Planète urgence  ; J’ai choisi ma danse - Lester Bilal. Réalisé par Fabien Lemaire
  • 2012 : Mono Poly. Réalisé par Maxime Roy et Fanny Sidney (La Fémis) ; Bizarre. Réalisé par Christopher Glover (autoproduction) ; Je suis une page blanche. Réalisé par Sarah Heitz de Chabaneix (SDC er Plus 3)
  • 2017 : Les trompes de ma mère. Réalisé par Sarah Heitz de Chabaneix (SDC & Plus3)
  • 2018 : A Sign. Réalisé par Faisal Al-Harbi (La Fémis & Saudi Film Council)

 Télévision

  • 2009 : Les Webcoloc’s (série télévisuelle). Réalisé par Michel Duchemin. Rôle de M. Bourque (Les Taxi-brousse/Orange TV)
  • 2011 : E-Love. Réalisé par Anne Villacèque. Rôle: L’homme rondouillard
  • 2012 : Métronome (docu-fiction). Réalisé par Fabrice Hourlier. Rôles: Héraclius et Maître Albert (Indigènes/France 5)

 Doublages

  • 1992 : Blanval (long métrage). Réalisé par Michel Mees (Voix de Serge Demoulin dans le rôle de Jean-Charles)
  • 1999 : Hôpital Hilltop (Dessin animé). Réalisé par Pascal Le Nôtre (Voix pour Victor l’éléphanteau et Lucien le canard)
  • 2012 : Passion. Réalisé par Brian de Palma (Voix pour plusieurs personnages)
  • 2013 : Effets secondaires. Réalisé par Steven Soderbergh (Voix de Ken Marks, un patient de Banks) ; Cartel. Réalisé par Ridley Scott (Voix pour plusieurs personnages)

 

Narrations

Voix Off et surimpression vocale

  • 1995 : Études françaises (Voix Off) : Ernst Klett Verlag Productions
  • 2007 : Écoute l’histoire de… la Nouvelle-France – Livre-audio (Voix Off): Guylaine Pouret (Lyre-Audio) ; Pense que... – Documentaire (Voix Off) : Zirek
  • 2008 : Cours de langue québécoise à l’intention des Français (Voix Off) : Productions Visages
  • 2011 : Pirat@ge (Surimpression vocale) : Sylvain Bergère (MK2 Productions)
  • 2012 : Frantastique. Cours de langue française (Voix Off) : Gymglish
  • 2013 : Air Transat – Publicités (Voix Off) : Spot Machine
  • 2014 : Le Droit au logement opposable (DALO) – Film institutionnel (Voix Off) : Denis Mercier
  • 2017 : La ville de Québec. L’autre visite – Documentaire (Voix Off) : Claude Vittiglio (TV5-Monde)
  • 2018 : Cybersécurité (Surimpression de voix) : Studio La Marque rose

 Dramatiques radiophoniques

  • 1994 : Cendre de cailloux  de Daniel Danis. Réalisation de Frédérique Leroux – Radio France Internationale
  • 1995 : Le génie de la rue Drolet de Larry Tremblay. Réalisation de Frédérique Leroux – Radio France Internationale
  • 1996 : La deuxième ligne de Marie-France Marsot. Réalisation de Jacques Charreaux – Radio France Internationale
  • 1999 : Notes et fragments de José Galto. Réalisation de Jean Couturier – France Culture-Clair de nuit ; Butoirs rouillés de Christian Bachelin Réalisation de Jean Couturier – France Culture-Clair de nuit
  • 2007 : Le divin Claude de Nolwenn Assolant. Réalisation de Anne Lemaître – France Inter-Le fil de l’histoire ; Vive le Québec libre! de Henri Amouroux. Réalisation de Anne Lemaître – France Inter-Le fil de   l’histoire
  • 2008 : L’hiver de l’oubli de Victoria Cohen. Réalisation de Étienne Vallès – France Culture ; Sous la cendre, figures de Cendrillon. Réalisation de Christine Bernard-Sugy – France Culture-Fictions enfantines

 

Théâtre

1987
  • Zoo Story de Edward Albee. Mise en scène Laurent Serrano – Jerry
1988
  • Le bel indifférent de Jean Cocteau. Mise en scène Jean-Louis Levasseur
1989
  • Comme il vous plaira de Shakespeare. Mise en scène Jean-Christophe Barbaud – Vieux duc, duc Frédéric et Adam
  • Les fausses confidences de Marivaux. Mise en cène  Jean-Christophe Barbaud – M. Rémi
  • Le cadeau d’Arthur de Sophie Hartung de la Roer. Mise en scène de l’auteur – L’enfant
1990
  • La céleste bicyclette de Roch Carrier. Monologue mis en scène de Cendre Chassanne
1990
  • Il Campiello de Carlo Goldoni. Mise en scène de Laurent Serrano – Fabricio et Sansuga
1991
  • Délire à deux de Eugène Ionesco. Mise en scène de Cécile Leterme1991 : Pas de trois de Sandro Renghi. Mise en scène de Cendre Chassanne et Philippe Massuir
1992
  • Mélusine révélée ou la tentation d’aimer de Catherine Meyer. Mise en scène de Sylvain Lhermitte
1993
  • TAPATOUDI. Collage de chansons et textes. Mise en scène de Anouch Paré
1993
  • Saint-Genêt en coulisses de Francine Gaspar. Mise en scène de François Abou-Salem
  • Passons la monnaie. Mise en scène et chorégraphie de Myriam Herve Gil
1994
  • Peines d’amour perdues de Shakespeare. Mise en scène de Serge Lipszyc – Du Maine
  • Beaucoup de bruit pour rien de Shakespeare. Mise en scène de Serge Lipszyc – Conrad
  • Un plus un égale zéro de Robert Gurik. Mise en scène de Anouch Paré
1995
  • Voyagements de Anouch Paré. Mise en scène de l’auteur
  • Le siège d’Ostende de Michel de Ghelderode. Mise en scène de Philippe Massuir
1996
  • Tu m’aimes-tu ? Scènes de couple au Québec. Collage de textes. Mise en scène de Benoit Gautier
1997
  • Ze Very Best of Courteline de Georges Courteline. Mise en scène de Dimitri Dubreucq – M. Boulingrin, René, La Brige
1999
  • Peau d’âme. Monologue de Benoît Gautier. Mise en scène de l’auteur – Le garçon doré
2000
  • Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée de Alfred de Musset. Mise en scène de Benoît Gautier – Le Comte
2001
  • Un couple d’enfer. Collage de textes de Georges Courteline. Mise en scène de Idriss – Trielle, Chou, Lui, Chichinette et Benjamin
  • La mort de Pompée de Corneille. Mise en scène de Nicole Gros – Ptolomée
2002
  • Caresses de Sergi Belbel. Mise en scène de Pascale Daniel-Lacombe – L’Homme
  • Georges Dandin de Molière. Mise en scène de Pascale Daniel-Lacombe – M. de Sottenville
2003
  • Ascension et déclin d’une Européenne de Christophe Guichet. Mise en scène de l’auteur
  • Colloque de chien de Miguel de Cervantes. Mise en scène de Zaven Paré
2004
  • Quai Ouest de Bernard-Marie Koltès. Mise en scène de François Havan – Rodolfe
  • Le Roi qui n’avait pas d’oreille de Anouch Paré. Mise en scène de Sylvain Savard
  • La Périchole de Barbarie d’après Jacques Offenbach. Mise en scène de Anouch Paré – Piquillo et le Vice-roi
2005
  • Les jours heureux de Hugo Marsan. Mise en scène de l’auteur
  • Andromaque de Racine. Mise en scène de François Havan – Phoenix
  • Contes zé légendes de Aurélie Rochman. Mise en scène de l’auteure
2006
  • Récits de femmes (Couple ouvert à deux battants) de Dario Fo et Franca Rame. Mise en scène Dimitri Dubreucq21
  • Le Mariage de Figaro de Beaumarchais. Mise en scène François Havan – Bartolo22
2007
  • Le déclic du destin et Le problème avec moi de Larry Tremblay. Mise en scène de Benoît Gautier
2008
  • Les quatre morts de Marie de Carole Fréchette. Mise en scène de François Havan – Le père et Thomas23
  • Le médecin malgré lui de Molière. Mise en scène de Pascale Daniel-Lacombe
  • Le jeu de l’amour et du hasard de Marivaux. Mise en scène de François Havan – M. Orgon
2009
  • Le tartuffe de Molière. Mise en scène de François Havan – Cléante
2010
  • Sarah et le cri de la langouste de John Murrell. Mise en scène de Christian Brendel – Pitou
2011
  • Roméo et Juliette de Shakespeare. Mise en scène de François Havan – Capulet
2012
  • Le premier de Israel Horovitz. Mise en scène de Dimitri Dubreucq – Dolan
2014
  • L’imaginarium de Troyes de Pascal Bancou. Mise en scène de Christian Brendel
  • Père Noël 2.0 de Denis Lefrançois. Mise en scène de l’auteur – Le père Noël
2015
  • Conte à rebours de Yang Qien. Mise en scène et chorégraphies de Myriam Herve Gil – Professeur Herbert
  • Le cercle de craie caucasien de Bertolt Brecht. Mise en scène de François Havan – Le conteur24
2016
  • Une demande en mariage et L’Ours de Anton Tchékhov. Mise en scène de Ahmed Serend – Tchouboukov et Louka
  • Frou-Frou les Bains de Patrick Haudecoeur. Mise en scène de Fabrice Maître – Le directeur
2018
  • Juin 40 de Bruno Cadillon. Mise en scène de l’auteur – Churchill
  • M. Ibrahim et les fleurs du Coran d’après Éric-Emmanuel Schmitt. Mise en scène de Gaspard Legendre – M. Ibrahim
  • Être là de Vincent Écrepont. Mise en scène de l’auteur
2019
  • La Boîte à la plage. Lectures de poésies pour une personne. Concept et mise en espace de Anouch Paré et les Tréteaux de France
2020
  • Sois un homme de Vincent Écrepont. Mise en scène de l’auteur25
  • Le temps où nous chantions d’après Richard Powers. Mise en scène de Frédéric Laforgue. – David

 

Chant

Sylvain Savard possède une tessiture de baryton. Il s’est d’abord intéressé aux techniques de chant du Roy Hart à Montréal, puis à Paris auprès de Haïm Isaacs. Tout au long de sa carrière, il travaille sa voix lors de cours ou de stages. Avec le professeur Alfred Tomatis il a réorganisé sa voix en travaillant son oreille électronique. Auprès du compositeur et pianiste Benoît Urbain et de la chanteuse Christiane Legrand, il s’initie à l’improvisation jazz, au chant lyrique et à la variété française avec les chansons de Serge Gainsbourg et Claude Nougaro. En 1999, avec le collectif Les Voix liées, il travaille le chant a cappella. Enfin, de 2015 à 2017, il prend des cours privés auprès d’Arlene Thiel (Acte Voix) pour découvrir sa voix lyrique.<br>

En 1990, avec Cécile Leterme, il conçoit un spectacle Mythes et réalités du trappeur canadien où sont intégrées plusieurs chansons de voyageurs qu’ils interprètent a cappella (Le chrétien qui se détermine à voyager, Le glas de la blonde de l’engagé…) pour une entreprise parisienne. Dans Mélusine ou la tentation d’aimer en 1992, il chante plusieurs titres originaux composés par Jean-Yves Monjauze, en compagnie de la chanteuse mezzo-soprano Christine Gerbaud. En 1993, dans TAPATOUDI, il interprète des extraits d’une chanson de Bobby Lapointe, Ta Katie t’a quitté et La ronde des jurons de Georges Brassens en y ajoutant le couplet de la version québécoise écrite par Plume Latraverse.

En 1994, il participe avec ses partenaires de scène à toutes les chansons écrites par le compositeur et musicien Stéphane Moucha dans Peines d’amour perdues et Beaucoup de bruit pour rien, deux pièces de Shakespeare mises en scène par Serge Lipszyk. En 1994 également, il s’associe aux Voisins du dessus26, un groupe vocal créé par Jean-Marie Leau, Séverine Vincent et Laurence Tordjman. Le collectif fait la première partie du spectacle de Richard Gotainer au Casino de Paris. En 1996, pour la Fête de la Musique, Les Voisins du dessus chantent dans le jardin du Palais-Royal à Paris, Chante comme si… de Michel Fugain, retransmis en simultané sur les ondes radiophoniques dans plus d’une dizaine de villes en France. Le groupe s’est produit par la suite dans de nombreuses salles de spectacles, festivals, galas et s’est rendu en Russie en 1997 dans la ville de Rybinsk pour chanter avec la chorale Sokoliata.

En 2000, dans sa mise en scène de la pièce d’Alfred de Musset,  »Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée », Benoit Gautier lui fait chanter une chanson de Gainsbourg La nuit d’octobre, un poème de Musset. En 2004, La Périchole de Jacques Offenbach, adaptée et mise en scène par Anouch Paré pour le Festival de musique mécanique aux Gets devient La Périchole de Barbarie. Il chante à la fois les rôles de Piquillo et du Vice-roi du Pérou. L’année suivante, il met en scène un spectacle jeune public, Le roi qui n’avait pas d’oreille, un texte d’Anouch Paré mis en musique pour l’orgue de Barbarie par Benoît Urbain (les cartons perforés sont créés par Pierre Charial). Il interprète les chansons du spectacle, certaines avec Cécile Leterme (Chanson du choix du roi, Poum-Poum, La chanson des Midas, Chanson du coffre-fort). En 2006, en compagnie de ses partenaires Cécile Leterme et Lou Tordjman, il chante a cappella plusieurs chants italiens dans Récits de femmes, une pièce écrite par Dario Fo et Franca Rame et mise en scène par Dimitri Dubreucq.

En 2014, dans le spectacle jeune public écrit et mis en scène par Denis Lefrançois, Père Noël 2.0, il chante Je ne peux plus m’arrêter composé par Matthieu Devaux. La même année, dans le son et lumière L’imaginarium de Troyes, il chante chaque soir a cappella, du haut de la basilique Saint-Urbain de Troyes, un chant grégorien devant plus de 4000 personnes. En 2016, il est le directeur de la cure thermale de Frou-Frou les Bains et chante Elle est épatante de Albert Willemetz et Henri Christiné ainsi que d’autres chansons avec ses partenaires de scène (Nous avons fait un beau voyage de l’opérette Ciboulette, Amusez-vous de l’opérette Florentin 1er, prince de Monaco, dont les paroles sont également de Albert Willemetz.

En 2018, en tournée avec M. Ibrahim et les fleurs du Coran, il interprète plusieurs chansons originales écrites par Jessica Saraf (Le voyage de Momo, Un peu d’eau et de terre) sur des musiques originales composées par John Kenny, un tromboniste, acteur et compositeur anglais qui l’a dirigé.

Discographie

1994 : Le Chant des partisans : Joseph Kessel, Maurice Druon et Anna Marly: Les Voisins du dessus (pour les 50 ans du débarquement. Édition limitée : Une Musique
1995 : Les Voisins du dessus (12 titres): Une Musique
1996 : Chante comme si… : Pierre Delanoé et Michel Fugain  et Mon amant de Saint-Jean : Léon Agel et Émile Carrara : Une Musique
2016 : Père Noël 2.0 : Denis Lefrançois et Matthieu Devaux : Compagnie Ayoye

 

Notes et références

  • 1. Félix-Antoine Savard était un petit-cousin au 4e degré de l’arrière-arrière grand-père de Sylvain Savard, Louis Savard dit Fanfan
  • 2. Revue Critère. N° Printemps 1980 Lien
  • 3. Louis Guillemette, parcours artistique Lien
  • 4. Jean-Christophe Barbaud. Les Archives du spectacle Lien
  • 5. Alain Knapp, biographie Lien
  • 6. Aujourd’hui appelé le Bouffon Théâtre Lien
  • 7. William della Rocca s’est distingué par la suite par son interprétation de personnages historiques tels Jean-Jacques Rousseau et le duc de Saint-Simon. Voir les blogs Lien Rousseau ; Lien Saint-Simon
  • 8. Laurent Serrano. Les Archives du spectacle Lien
  • 9. Cendre Chassanne. Les Archives du spectacle Lien
  • 10. Sylvain Savard a joué dans 2 pièces de Shakespeare traduites et adaptées par Cécile Leterme Lien
  • 11. Extrait du dossier de présentation de la compagnie en 1989
  • 12. Site officiel de la compagnie Lien
  • 13. Revue  »Théâtres », novembre-décembre 2004 Lien
  • 14. Affiche de  »Tu m’aimes-tu? » à Rouyn-Noranda Lien
  • 15. L’Humanité. 4 février 2017 Lien
  • 16. Froggy’s delight. Décembre 2011 Lien
  • 17. Le Parisien. 18 août 2018 Lien
  • 18. Sylvain Savard apparaît dans le second volet de la série Lien
  • 19. Liste des récompenses pour  »Les trompes de ma mère » Lien
  • 20. Article de Gilles Costaz dans Webtheatre Lien
  • 21. Froggy’s delight. Septembre 2010 Lien
  • 22. Les Trois coups. 9 novembre 2008 Lien
  • 23. Les Trois coups. 10 mai 2009 Lien
  • 24. 35e Festival de Coye la Forêt Lien
  • 25. Article de Gilles Costaz dans Webtheatre Lien
  • 26. Une histoire des Voisins du dessus par Fabienne Maleysson Lien

Autres Liens

 

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